Jeudi 12 avril a eu lieu la première réunion des Négociations Annuelles Obligatoires, que l’on appelle plus communément négociation salariale ! Lors de cette première réunion, des documents sont remis aux organisations syndicales représentatives dans l’entreprise (chez nous la CGT) pour une analyse et un calendrier est fixé pour les prochaines réunions.

La direction a programmé une seule réunion le 19 avril ou il est de coutume et dans la réglementation de présenter les revendications des salariés. Ce que nous avons fait !

La direction, « toujours attachée à un dialogue social de qualité », a balayé toutes les revendications d’un revers de la main en riant au nez sur la revendication des 32 heures. Il est évident que pour la direction de Kership Lorient, comme beaucoup d’autres directions d’entreprises, la baisse du temps de travail n’est pas pour demain.

Plutôt que d’aller vers le progrès social en diminuant le temps de travail et en embauchant pour diminuer le chômage de masse et travailler tous ou presque, les directions préfèrent faire travailler plus, revenir aux 40 heures/semaine, au risque d’augmenter les accidents du travail et les maladies professionnelles, ainsi que de diminuer la durée de vie en retraite. On appelle ça l’effet Macron !

 

La direction refusant toutes les revendications de la CGT, aurait malgré tout dû annoncer le montant de l’augmentation générale négociable et éventuellement l’individuelle mais il n’en a rien été, le Président de Kership Lorient renvoyant son annonce aux calendes grecques et au retour du délégué syndical absent pour maladie. Comme disait la pub « un être vous manque et l’entreprise peut s’arrêter » !

 

Aujourd’hui 25 avril, la direction nous a communiqué la prochaine date de négociation : ce sera le 16 mai. C’est un peu loin, mais dû aux ponts et viaducs de ce merveilleux moi de mai, qui il y a 50 ans avait changé la France, avec ce grand mouvement contestataire qui a apporté toutes les avancées sociales que Macron et le Medef cherchent à nous enlever maintenant !

 

Concernant notre plan de charge rien de nouveau, les OPV Argentins annoncés dans la presse ne sont toujours pas signés et la plupart du personnel est en prêt à Naval Group.

Ce jour, la CGT de l’Arsenal s’est exprimée dans la presse concernant son inquiétude de l’alliance avec Fincantieri et en demandant l’embauche des salariés de Kership Lorient à Naval Group.

Le premier point aura surement des conséquences sur l’effectif des deux entreprises, mais peut aussi avoir un impact sur Kership étant donné que Naval Group en est l’un des actionnaires.

Sur l’embauche  des salariés du Rohu dans Naval Group notre syndicat ne s’y opposerait pas !

Il vaut mieux être dans une grande entreprise structurée qui a un plan de charge que dans une petite entreprise qui n’a pas pris de commande depuis le rachat du Rohu, qui met ses ateliers en sommeil, demande du chômage partiel à la Direccte et prête son personnel.

Naval Group a assez d’aisance financière pour racheter le Rohu tout seul !

On peut parier que des contrats vont être signés, sinon nous aurions surement eu droit à un plan de licenciement en début d’année. Mais rien n’est sur, nous le savons par expérience !