Salariés-es en CDI, sous-traitants-es, intérimaires, le gouvernement aux ordres du patronat veut faire disparaître nos droits en simplifiant le code du travail et en les ramenant un siècle en arrière.

Les 8 organisations syndicales de salariés sont unanimes que ce n’est pas ce qu’il fallait faire avec ces ordonnances. Malgré tout, seules la CGT, Solidaires, la FSU et certaines fédérations FO appellent à l’action.

Avec ces ordonnances :

  • c’est la fin du CDI et du CDD  avec le contrat à durée de chantier indéterminée qui permettra aux patrons de virer les salariés à la fin d’un plan de charge sans payer d’indemnités de fin de contrat.
  • La barémisation de la justice prud’homale à la demande du patronat.
  • L’inversion de la hiérarchie des normes avec l’accord d’entreprise au dessus de l’accord de branche.
  • La fin des CHSCT, des moyens en diminution pour les représentants du personnel.
  • La primauté de l’accord d’entreprise sur le contrat de travail.
  • Le référendum d’entreprise à l’initiative du patron, etc.

Chez Kership Lorient, la dénonciation des accords d’entreprise remet tous les conquis sociaux à zéro. La direction voulant prendre modèle sur le chantier Piriou, qui pour nous n’est pas un modèle en terme de dialogue social ou de droits syndicaux, nous oblige à la négociation mais aussi a créer le rapport de force pour se faire entendre.

La direction à la volonté de :

  • Modifier les horaires de travail.
  • Supprimer les primes diverses (en intégrant une partie dans le salaire, plus rien pour l’intérimaire).
  • Supprimer la cantine
  • Augmenter les heures supplémentaires, faire de la modulation.
  • Changer de mutuelle et de prévoyance
  • Diminuer les droits syndicaux

Mais derrière cela, il y aussi la volonté du patronat de la métallurgie de faire une convention collective nationale avec moins de droits :

  • Fin des classifications en fonction des qualifications ou compétences, avec modification de la rémunération
  • Suppression de la prime d’ancienneté, etc.

 

Face à toutes ces attaques, le seul moyen de résister est de passer à l’action.

Notre syndicat appelle tous les salariés du site du Rohu à débrayer mardi 12 septembre à 11h30 jusqu’à la débauche et à se rassembler devant les vestiaires pour un développement de toutes ces mesures.

Pour les salariés Kership  travaillant chez Naval Group débrayage de 10h00 à 12h00.

 

La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat !