ACTUALITES DE LA CGT NAVALE ROHU LANESTER

01 décembre 2017

Déclaration des élus CGT du comité d’entreprise Kership Lorient sur les orientations stratégiques 2018

Concernant les orientations stratégiques pour 2018, les élus CGT du comité d’entreprise Kership Lorient ont pris connaissance sur le papier en tout cas, que les perspectives de commandes et de plan de charge sont alléchantes, mais dans la réalité il n’en est rien.

 

Aucune commande n’est signée et la seule certitude pour le personnel c’est que l’activité est déplacée soit sur le site de Naval Group soit du Chantier Piriou à Concarneau et que du chômage partiel est programmé.

 

De plus les perspectives sont toutes militaires alors que la CGT prône depuis des années une diversification des activités afin de ne pas être tributaire de ce seul marché militaire.

La construction navale civile doit être un pilier de l’activité navale du Rohu et le service commercial de Kership doit s’y atteler dès maintenant pour répondre aux besoins et appels d’offres qui existent dans ce pays.

Pourquoi ne pas interroger la communauté d’agglomération du Pays de Lorient qui a des besoins en navire trans-rade dont un électrique.

Le Ceser Bretagne annonce que 50% de la flotte de bateaux de pêche est à renouveler dans les 5 ans, c’est une piste à étudier.

 

Sur les perspectives d’emploi le compte n’y est pas. Où est l’engagement de 30 embauches sur 5 ans. Les seules perspectives d’emplois sont précaires avec le recours aux intérimaires et le « dumping social » avec les salariés détachés, qui sur ce site sont en surnombre par rapport à notre effectif.

Nous revendiquons une embauche pour un départ en retraite, pour une longue maladie ou pour une démission car si vous ne faites rien, c’est la perte des compétences qui attend l’entreprise et par conséquence la fin de ce chantier naval, sauf si votre objectif est de ne faire travailler que des salariés détachés.

 

Pour toutes ces raisons, les élus CGT du CE Kership Lorient donnent un avis défavorable à ces orientations stratégiques.

 

 

 

 

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13 novembre 2017

APPEL A LA MOBILISATION CONTRE LES ORDONNANCES MACRON ET TOUT LE RESTE !

JEUDI 16 NOVEMBRE RASSEMBLEMENT A 10H30 BD COSMAO DUMANOIR A LORIENT

 

Le syndicat CGT Navale Rohu Lanester appelle les salariés à poursuivre le combat contre les ordonnances Macron avec les reculs sociaux quelles vont impliquer !

C’est l’ouverture aux licenciements, sans crainte pour le patronat, en cas de licenciement abusif car les indemnités  sont plafonnées. Le gouvernement ayant même créé un simulateur pour les calculer !

C’est aussi la diminution des droits des représentants des salariés, la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail en cas d’accord.

 

Chez Kership Lorient les accords ont été supprimés et les négociations n’avancent pas, la direction ne souhaitant pas pour l’instant améliorer le contenu social. Il y a donc matière à se rebeller…

 

Mais demain, c’est la sécurité sociale qui est dans la ligne de mire du gouvernement et du patronat, avec dès le 1er janvier prochain la suppression de la cotisation maladie et la baisse de la cotisation chômage avant la suppression totale en octobre, pour soi-disant améliorer votre pouvoir d’achat.

C’est votre salaire indirect que l’Etat touche, celui qui sert à la solidarité nationale en cas de maladie ou de perte d’emploi…quand il n’y aura plus rien ils vous proposeront des assurances privées et très chères !

2018 sera l’année de la casse du restant, les retraites vont être attaquées, les services publics, Pôle Emploi, etc.

Vous avez le droit de ne rien faire, mais après ne venez pas dire que vous ne saviez pas !

 

JEUDI 16 NOVEMBRE DEBRAYAGE DE 10H15 A 12H15

ET PLUS POUR CEUX QUI LE SOUHAITENT

(Un préavis de 24h a été déposé en préfecture par la CGT)

 

Ceux qui luttent peuvent perdre, mais ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu !

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24 octobre 2017

Une situation de souffrance morale au travail peut justifier un droit de retrait des salariés.

C’est vrai, comme en témoigne une jurisprudence du 31 mai 2017.

 

Le droit du retrait est un mécanisme légal qui permet à tout salarié de se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé (article L. 4131-1 du code du travail). C’est bien au salarié de se faire juge de la situation.

Cependant, il n’a pas à prouver noir sur blanc qu’il y a danger grave et imminent, il doit juste avoir un motif raisonnable  de penser  qu’il en existe un.

 

Pour autant, il n’est jamais facile d’apprécier la situation. D’où l’intérêt d’avoir à sa disposition un maximum d’exemples de jurisprudence qui pourront permettre aux membres du CHSCT d’aider le salarié à trouver un cas qui se rapproche le plus possible de celui dans lequel il se trouve.

 

Le droit de retrait, c’est vraiment du cas par cas.

 

Dans cette affaire (Cass. Soc., 31 mai 2017, n° 15-29.225), les juges ont considéré que la souffrance morale à laquelle étaient confrontés plusieurs salariés d’une entreprise de BTP constituait bien un motif raisonnable de penser que la situation présentait un danger  imminent. Le droit de retrait était donc pleinement justifié.

Et pour cause, le médecin du travail lui-même avait déjà attiré l’attention de l’employeur sur « l’émergence d’une souffrance morale chez un certain nombre de salariés ». Saisis à plusieurs reprises par les délégués du personnel pour des situations de souffrance morale, il avait pu vérifier sur le terrain la réalité de ces situations.

De plus, une enquête sur le stress au travail avait conclu à « l’existence  d’un risque de stress lié à un ressenti par les membres du personnel d’un manque de soutien de l’encadrement et à moindre degré de leur collègues ».

 

Identifier un salarié en souffrance

Voici une liste non exhaustive  de quelques signaux d’alerte pouvant aider à apprécier la situation, notamment en dialoguant avec la personne, ses collègues et son supérieur hiérarchique :

  • Difficultés sans précédent à atteindre la performance et les délais fixés, réalisation d’erreurs, etc.
  • Apparition de fatigue, de nervosité, d’irritabilité, de repli sur soi, de baisse de motivation, de tristesse, etc. que le salarié ne manifestait pas auparavant.
  • Modification du comportement : demande d’aide fréquente, évitement de certaines situations, consommation accrue de café, longues heures de travail, présence du salarié lors de ses jours de congé, agressivité et conflits avec des collègues ou des clients, etc.

 

Prendre en charge un salarié en souffrance : alerter l’employeur et l’encadrement et orienter le salarié vers les professionnels : médecin du travail ou médecin traitant, etc.

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06 octobre 2017

UN AN DEJA, MAIS QUEL AVENIR EN 2018 ?

Le 7 octobre cela fera un an, que Kership Lorient a repris le site du Rohu !

Rappelez-vous ce qui vous avait été dit par les deux actionnaires Piriou et DCNS :

« Nous venons là sur du long terme, nous sommes des industriels avec des perspectives pour 5 ans, il y a des commandes : CG56, BSAH et un engagement fort de DCNS avec 50 000 heures données chaque année au Rohu. »

C’est vrai que dès le début et jusqu’à maintenant il y a eu de l’activité. Cette activité a donné du travail constamment aux salariés de Kership et à quelques sous-traitants locaux mais a surtout développée le dumping social en faisant appel aux travailleurs détachés et qui n'a pas permis au bassin lorientais d'en profiter totalement.

Il y a eu de l’intérim, mais sans aucune embauche en production comme c’était promis, avec 30 embauches prévues en 5 ans. Un salarié partant en retraite a été remplacé et 3 cadres et 2 ETDA ont été embauchés.

Le problème c’est que cela ne risque plus d’arriver, car le plan de charge pour 2018 est inexistant si ce n’est quelques jonctions de blocs à faire sur le site de Naval Group, qui lui aussi est en sous charge en production, certains ouvriers étant parti sur Cherbourg ou Toulon en déplacement.

Les trois mois qui nous séparent de l’an prochain permettent simplement d’avancer des blocs Fremm au Rohu, pourtant prévu plus tard et aux salariés du chantier Piriou de finir l’armement du BSAH 3.

 

Il y a le feu au lac, car sans commandes nous savons tous comment cela se passe dans une entreprise.  Après avoir connu le lancement d’un PSE il y a bientôt 3 ans, nous espérons autre chose de nos nouveaux propriétaires.

Pour l’instant rien n’est perdu, mais c’est à notre direction de nous apporter des garanties très rapidement sur la continuité de l’activité, d’apporter de nouvelles commandes comme elle l’avait annoncé en début d’année ou sinon le syndicat CGT appellera les salariés à se mobiliser contre cette mascarade.

Nous en appellerons aux élus locaux qui ont soutenu cette reprise par les deux actionnaires actuels, à se mettre en marche pour sauver le chantier du Rohu, comme ils ont avalisé il y a un an la reprise du chantier à STX !

 

Allons-nous vers un nouveau PSE ?

Si c'est le cas les salariés ne l’accepteront pas les bras croisés !

 

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25 septembre 2017

Prime d'ancienneté version Piriou

Pour faire suite aux négociations avec la direction, il est intéressant de lire le tableau ci-dessous concernant la future prime d’ancienneté version Piriou. La valeur du point chez STX Lorient était de 5,17€ et la direction après avoir dénoncée les accords veut appliquer 4,37€, c'est-à-dire la valeur du point de la Convention collective du Morbihan et d’Ille et Vilaine. En rouge la nouvelle prime d’ancienneté.

Les grands perdants sont : les nouveaux embauchés, les futurs embauchés et tous ceux qui ne sont pas arrivés à 15 ans d’ancienneté.

Nous rappelons que pour empêcher cela il suffit de créer le rapport de force !

 

Coefficients

305 A.M

270

255

240

215

Valeur  STX

1577

1396

1318

1241

1112

Valeur Kership

1333

1180

1114

1049

940

3 ans

51/40

44/42

42/33

40/31

36/28

4 ans

68/53

59/56

56/45

53/42

47/38

5 ans

85/67

74/59

70/56

66/52

59/47

6 ans

102/80

88/71

84/67

79/63

71/56

7 ans

119/93

103/83

97/78

92/73

82/66

8 ans

136/107

118/94

111/89

105/84

94/75

9 ans

152/120

132/106

125/100

118/94

106/85

10 ans

169/133

147/118

139/111

131/105

117/94

11 ans

186/147

162/130

153/123

144/115

129/103

12 ans

203/160

176/142

167/134

157/126

141/113

13 ans

220/173

191/153

181/145

170/136

152/122

14 ans

237/187

206/165

194/156

183/147

164/132

15 ans

254/200

220/177

208/167

196/157

176/141

 

Concernant les négociations sur la Mutuelle et la Prévoyance, la direction  ne veut pas négocier sur le contenu proposé par le cabinet de courtier Verlingue, cela équivaut à une parodie de négociation.

La CGT rappelle que la mutuelle et la prévoyance sont des organismes paritaires et que les salariés payent une cotisation et à ce titre ont le droit d’avoir des propositions analysées voire retenues par leurs représentants.

La CGT ne signera pas cet accord si elle ne peut pas négocier et demande dans ce cas à la direction de prendre à son compte la totalité des cotisations de ces deux organismes.

Pourquoi les salariés paieraient si leurs représentants n’ont pas leur mot à dire.

La CGT a demandé une commission paritaire avec toutes les entreprises du groupe Piriou sur l’analyse des comptes annuels de la mutuelle et de la prévoyance et là aussi nous avons eu un refus.

Il n’y a donc rien de paritaire chez Piriou, ce qui n’est pas conforme à la loi !

C’est la famille qu’il a dit le directeur général…pour nous c’est plutôt la Combinazione !

Nous venons d’apprendre que la direction repousse la négociation du 28 septembre pour attendre la publication de certaines ordonnances Macron. Vous voyez ce qui vous attend si vous ne faites rien !

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18 septembre 2017

TOUS DANS LA RUE CONTRE LES ORDONNANCES MACRON !

Vous n'étiez pas dans la rue le 12 septembre, voici l'occasion de vous rattraper, car quand vous allez comprendre les ordonnances vous ne verrez plus votre de vie de salarié de la même façon, que ce soit pour vous, vos enfants et petits enfants !

Voici ce qui va vous arriver si vous les laisser faire :

 

  • Légalisation des licenciements abusifs

  • Des condamnations plafonnées pour les licenciements discriminatoires

  • Des délais de recours réduits pour empêcher la contestation des licenciements

  • Plus d'obligation de motiver la lettre de licenciement

  • L'intérim...en permanence

  • Des CDD...pendant 5ans ?

  • La fin du CDI, notamment pour les cadres

  • Une période d'essai...sans limite ?

  • Une entreprise florissante à l'étranger pourra licencier

  • Un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail pourra être licencié

  • La mobilité imposée

  • Opération minceur sur les obligations de reclassement de l'employeur

  • La possibilité de licencier en cas de cession de l'entreprise

  • Une rupture conventionnelle collective pour se débarrasser de ses salariés-es sans payer les licenciements

  • 13ème mois, prime de départ en retraite ou d'ancienneté, c'est fini

  • Fini la prise en charge à 100% des arrêts maladie ou maternité

  • Jours de congés pour enfant malade, c'est fini

  • Des congés exceptionnels pour évènements familiaux revus à la baisse

  • Les aménagements de poste et de temps de travail pour les femmes enceintes à la trappe

  • Un référendum choisit par l'employeur

  • Suppression du comité hygiène et sécurité

  • Les salariés-es des petites entreprises sacrifiés-es

  • Plus de limitation du temps de travail des télétravailleurs

  • Suppression du contrôle du juge sur les accords d'entreprise

  • Disparition des élus-es de proximité

  • La négociation sur les salaires... tous les 4 ans ?

  • Disparition de la négociation sur l'égalité femme/homme

  • Fin du droit à l'expertise

  • L'opacité sur les orientations stratégiques

  • Les télétravailleurs corvéables à merci

  

Vous pouvez retrouver les réponses à tout cela sur le site de la CGT : http://cgt.fr/Ce-que-vous-aviez-AVANT-ce-que-vous-perdez-APRES.

Donc si vous avez bien compris ce que le gouvernement veut vous faire avaler, il n'y a qu'une solution c'est : Débrayer jeudi 21 septembre dès 11h00 et rejoindre la manifestation à Lorient ou cesser le travail dans votre entreprise car en plus votre patron a dénoncé tous les accords.

 

On ne lâche rien sinon c'est la fin !

 

LA LUTTE, OU LA REGRESSION SOCIALE VOUS ATTEND !

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08 septembre 2017

ATTAQUE SANS PRECEDENT DU GOUVERNEMENT ET DU PATRONAT CONTRE LES DROITS DES SALARIES ! DANS L’ACTION LE 12 SEPTEMBRE !

Salariés-es en CDI, sous-traitants-es, intérimaires, le gouvernement aux ordres du patronat veut faire disparaître nos droits en simplifiant le code du travail et en les ramenant un siècle en arrière.

Les 8 organisations syndicales de salariés sont unanimes que ce n’est pas ce qu’il fallait faire avec ces ordonnances. Malgré tout, seules la CGT, Solidaires, la FSU et certaines fédérations FO appellent à l’action.

Avec ces ordonnances :

  • c’est la fin du CDI et du CDD  avec le contrat à durée de chantier indéterminée qui permettra aux patrons de virer les salariés à la fin d’un plan de charge sans payer d’indemnités de fin de contrat.
  • La barémisation de la justice prud’homale à la demande du patronat.
  • L’inversion de la hiérarchie des normes avec l’accord d’entreprise au dessus de l’accord de branche.
  • La fin des CHSCT, des moyens en diminution pour les représentants du personnel.
  • La primauté de l’accord d’entreprise sur le contrat de travail.
  • Le référendum d’entreprise à l’initiative du patron, etc.

Chez Kership Lorient, la dénonciation des accords d’entreprise remet tous les conquis sociaux à zéro. La direction voulant prendre modèle sur le chantier Piriou, qui pour nous n’est pas un modèle en terme de dialogue social ou de droits syndicaux, nous oblige à la négociation mais aussi a créer le rapport de force pour se faire entendre.

La direction à la volonté de :

  • Modifier les horaires de travail.
  • Supprimer les primes diverses (en intégrant une partie dans le salaire, plus rien pour l’intérimaire).
  • Supprimer la cantine
  • Augmenter les heures supplémentaires, faire de la modulation.
  • Changer de mutuelle et de prévoyance
  • Diminuer les droits syndicaux

Mais derrière cela, il y aussi la volonté du patronat de la métallurgie de faire une convention collective nationale avec moins de droits :

  • Fin des classifications en fonction des qualifications ou compétences, avec modification de la rémunération
  • Suppression de la prime d’ancienneté, etc.

 

Face à toutes ces attaques, le seul moyen de résister est de passer à l’action.

Notre syndicat appelle tous les salariés du site du Rohu à débrayer mardi 12 septembre à 11h30 jusqu’à la débauche et à se rassembler devant les vestiaires pour un développement de toutes ces mesures.

Pour les salariés Kership  travaillant chez Naval Group débrayage de 10h00 à 12h00.

 

La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat !

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31 août 2017

Loi travail XXL Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

Le gouvernement vient de nous proposer dans la droite ligne de ses prédécesseurs une énième réforme du droit du travail partant du principe que le travail est un coût, alors qu’il produit les richesses. Cette loi va se rajouter aux précédentes sans même les avoir évaluées et pour cause, elles sont inefficaces.

Pourtant, lors de sa première rencontre avec le gouvernement, la CGT a fourni 14 pages de propositions pour que notre pays engage de réelles réformes afin de sortir de cette spirale qui nous enfonce dans un chômage de masse.

Pour rappel, si on comptabilise l’ensemble des catégories A-B-C-D et E, ce sont plus de 6,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi que comptera la France, auxquels s’ajoutent des millions de précaires, de salariés à temps partiel imposé, dont une majorité de femmes et de jeunes.

Le code du travail permet que les salariés aient les mêmes droits, il n’a jamais permis de créer des emplois car ça n’a jamais été son rôle ! Monsieur GATTAZ Yvon (le père) annonçait déjà en 1986 la création de 471 000 emplois grâce à la suppression administrative de licenciement, le fils portait un pin’s (« 1 million d’emplois ») il y a deux ans ! On connaît le résultat !

Le gouvernement vient de confirmer les craintes que nous pouvions avoir.

D’abord, il va encore accentuer l’inversion de la hiérarchie des normes qui s’était engagée dès 1984 et qui n’a cessé de s’intensifier au fil des différentes réformes depuis 40 ans.

La primauté de l’accord d’entreprise, même moins favorable, sur l’accord de branche va s’accentuer dans la plupart des domaines (primes, indemnités diverses, congé de maternité, etc..). La primauté de l’accord de branche sur la loi s’élargit considérablement (ex : durée et renouvellement des CDD, contrats de chantiers).

Cette mesure n’aura qu’un seul effet : l’amplification du dumping social, en accentuant la mise en concurrence des PME et PMI et de leurs salariés. Cela va aggraver l’insécurité sociale de ces entreprises toujours plus placées sous l’emprise des donneurs d’ordres.

A l’heure où la souffrance au travail, les maladies professionnelles et accidents du travail et le désengagement de nombreux salariés s’intensifient parce qu’ils ne peuvent effectuer un travail de qualité, le CHSCT, qui est l’outil essentiel pour aborder les questions autour du travail réel va être fusionné avec les autres instances représentatives du personnel.

La négociation est un droit des salariés exercé par leur syndicat. Le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations.

Ce déséquilibre va être renforcé, l’employeur pouvant prendre l’initiative d’un référendum au style déjà connu « choisissez entre la peste et le choléra ».

Une étape supplémentaire dans la liberté de licencier sans contrainte est également franchie. Sont en effet instaurées les ruptures conventionnelles, collectives, contournant les règles des PSE. Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés.

Enfin, pour couronner le tout, un plafond des dommages et intérêts est fixé pour les indemnités prud’homales, ce qui pourra permettre à un employeur de provisionner un licenciement et amortir l’embauche d’un jeune de qualification égale mais moins payé.

Cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n’améliorera pas le chômage, va augmenter encore la précarité, développer la pauvreté comme c’est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre.

Le 12 septembre doit être une première riposte de grèves et manifestations à cette loi du travail XXL.

La CGT va continuer à informer partout les salariés sur les conséquences très concrètes qu’ils pourraient subir dans leurs entreprises.

La CGT va engager le débat avec eux pour d’autres propositions, comme l’augmentation de salaire, une autre répartition des richesses (41 milliards de dollars versés aux actionnaires au 2ème semestre 2017 mettant la France première des pays européens), la réduction du temps de travail, des droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre, une sécurité sociale professionnelle permettant de ne plus passer par le chômage après la perte d’un travail.

La CGT fera tout pour unir les salariés, les travailleurs indépendants, les privés d’emploi, les retraités, les jeunes lycéens et étudiants avec l’ensemble des autres organisations syndicales afin de gagner des réformes de progrès social.

Montreuil, le 31 août 2017

 

 

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30 août 2017

COMPTE RENDU NEGOCIATION ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL ET REMUNERATION

Mardi 29 août a eu lieu la deuxième réunion de négociation sur le temps de travail et la rémunération.

Cette réunion a été l’occasion pour les organisations syndicales de présenter leurs revendications suite aux propositions initiales de la direction de remettre en cause tous les accords.

Nous devons souligner que cette réunion s’est déroulée dans le calme et de façon constructive, ce qui normalement est assez rare dans ce genre de réunion.

La CGT a défendu ses propositions que vous avez pu voir à l’affichage.

Sur les horaires de travail, la direction a maintenu sa volonté de ne pas travailler le vendredi après midi, ce qui nous a permis de faire une autre proposition qui doit être validé prochainement.

La CFE-CGC est d’accord avec ces horaires.

Du lundi au jeudi : 7h45-12h00 et 13h00-16h45

Le vendredi : 7h45-12h15.

 

En parallèle nous demandons le maintien de la cantine sous forme d’au moins un plateau repas car avec 10 ou 15 minutes de pause en moins il sera difficile d’aller manger en extérieur ou chez soi.

La CGT fera une proposition pour la gestion de ce service à la prochaine réunion…

 

Les horaires en 2x8 resteraient les mêmes, maintien des 9,5 jours de RTT, maintien de la pause café du matin et de l’après midi, du CET avec 14 jours maximum de monétisation. Les heures supplémentaires passent à 220 heures en cas de décompte de la durée du travail sur la semaine.

La direction veut inscrire dans l’accord la possibilité de faire de la modulation mais comprend que c’est difficile à mettre en place.

La CGT l’a déjà dit, dans notre secteur d’activité c’est une usine à gaz en tant que gestion, car le plan de charge est rarement linéaire sur une année et comme c’est programmable sur12 mois, c’est difficile à gérer !

La direction doit nous répondre sur le maintien des congés pour évènements familiaux (mariage, décès, naissance, etc.) car elle avait oublié ce point.

 

Sur la rémunération nous n’avons pas eu le temps d’en parler vraiment vu l’heure et l’indisponibilité du Président de Kership. Une autre réunion est programmée le 11 septembre.

La direction nous a remis une fiche d’explication assez incompréhensible, mais qui en clair veut dire qu’elle intègre presque toutes les primes dans le tarif horaire ou les diminuent.

 

La CGT n’est pas d’accord avec cela.

La négociation doit permettre aux salariés de gagner des avancées salariales et non pas l’inverse sinon il ne pourra pas y avoir d’accord !

 

Notre syndicat vous tiendra informé des avancées, mais nous vous invitons à vous exprimer sur chaque point auprès des délégués CGT.

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24 août 2017

RENTREE SOCIALE CHEZ KERSHIP SUR FOND DE NEGOCIATION D’ACCORDS D’ENTREPRISE !

Après des congés et vacances bien mérités il faut reprendre le chemin du travail comme chaque été. Ce qui change cette année après bientôt un an de Kership Lorient, c’est la problématique du plan de charge qui n’est pas assuré officiellement après fin septembre !

Mais le plus important dans l’immédiat c’est la dénonciation des accords d’entreprise et la renégociation qui va suivre !

La direction nous a présenté ses propositions que voici :


Organisation du temps de travail.

La direction souhaite passer à 36 heures par semaine avec 6,5 jours de RTT/an qu’elle déterminerait. Elle propose des horaires de 8h à 12h et 13h15 à 17h15 chaque jour sauf le vendredi de 8h à 12h.

Elle veut supprimer la pause café.

Elle veut recourir à la modulation sur l’année avec des semaines à 48H ou 46H sur 12 semaines consécutives.

Elle veut augmenter le contingent d’heures supplémentaires de 180H à 220H/an.

Le C.E.T resterait alimenté comme actuellement.

 

Commentaires CGT : La CGT souhaite garder la semaine à 36h50 avec 9,5 jours de RTT avec des horaires de 7H45/12H00, 13H10/16H30 et le vendredi 7H30/12h00, 13H15/15H00.

Maintien de la pause café nécessaire pour garder de bonnes conditions de travail.

Nous ne sommes pas favorable à la modulation qui est une véritable usine à gaz dans notre secteur d’activité car très difficile à mettre en place vu les problèmes cycliques de la construction navale. De plus cela à un impact néfaste sur les conditions de travail des salariés qui peuvent générer encore plus d’accidents du travail avec la fatigue des horaires étendus.

Avec la modulation les éventuelles heures supplémentaires ne sont payées quand fin d’année.

 

Rémunération du travail.


La direction veut modifier  la grille de classification en supprimant le coefficient 285 ouvrier et individualiser la rémunération au-delà du coefficient 270.

Elle nous a envoyé une grille de classification basée sur celle du chantier Piriou avec un coefficient 215 qui devient P2.

Maintien du niveau de rémunération annuelle actuelle garanti.

Un jour d’ancienneté supplémentaire pour 25 et 30 ans d’ancienneté.

Suppression de la valeur du point d’ancienneté de 5,17€ remplacé par le mini de la C.C du Morbihan à 4,37€. Le différentiel sera intégré dans une rubrique intitulé prime de compensation P.A.

Le 13ème mois sera payé en novembre et au  prorata du temps de présence.

La prime de transport sera payée sur la base mensuelle de 4€ et le différentiel sera intégré dans la rémunération annuelle.

La prime d’habillage sera payée sur une base annuelle de 50€ et le différentiel sera intégré dans la rémunération annuelle.

Le travail de nuit sera payé à 100% du salaire de base au lieu de 50% actuellement.

Suppression des primes diverses et intégrées dans le salaire de base.

Mise en place de la subrogation en cas d’arrêt maladie après un an d’ancienneté.

La prime de panier passe à 5,35€ au lieu de 5,25.

Suppression de la cantine et contrepartie intégrée dans la rémunération annuelle.

La prime de remplacement du chef d’équipe sera la différence entre le tarif horaire du salarié et le taux plancher du chef d’équipe.

Commentaires CGT : Nous demandons le maintien de la grille des classifications selon celle de la C.C du Morbihan avec le coefficient 285 ouvrier et le 215 au niveau 3 comme prévu par l’accord de branche.

Sur la prime d’ancienneté nous demandons le maintien actuel de la valeur du point pour ne pas léser les nouveaux embauchés.

Nous demandons de voir la grille de salaire de chez Piriou avec les tarifs horaires intégrés.

Nous demandons le paiement du 13ème mois en deux fois sans être au prorata du temps de présence.

Nous souhaitons que la prime d’habillage/déshabillage soit maintenue au taux actuel de 143,63€.

Nous demandons le maintien des primes diverses pour les intérimaires et les CDD car ceux-ci seront lésés avec la suppression. Nous rappelons que ces primes sont spécifiques à nos métiers et qu’il n’y a pas lieu de les supprimer.

Nous demandons le maintien de la prime successive (4,378€) en cas de travail en quart que la direction n’a pas repris dans ses propositions. Le barème ACOSS prévoit 6,40€.

Nous souhaitons le maintien de la cantine de n’importe quelle manière afin que les salariés qui le souhaitent puissent déjeuner dans de bonnes conditions.


Droits syndicaux.

La direction veut intégrer le CHSCT dans la délégation unique du personnel ce qui diminue les heures de délégation  de 20 à 18 et supprime les 8 heures du CHSCT dès les élections du 20 décembre.

Le délégué syndical bénéficiera de 12 heures au lieu de 15 actuellement.

La direction demande d’arrêter les enregistrements en réunion et que le procès verbal soit simplifié de façon synthétique.

 

Commentaires CGT : Nous réclamons le maintien du CHSCT en dehors de la DUP pendant un mandat supplémentaire comme autorisé par la loi afin d’y préparer les élus et vu l’importance du CHSCT.

La rédaction du PV est à l’initiative du secrétaire qui juge comment il doit être rédigé.

Nous demandons que la moitié du temps passé en réunion de commission paritaire soit maintenu comme actuellement pour analyser les documents et propositions.

Nous souhaitons le maintien de l’heure d’information syndicale annuelle aux salariés.

Nous demandons le passage du budget du comité d’entreprise à 0,66% au lieu de 0,33% comme chez Piriou à partir du 1er janvier 2018.

 

Mutuelle et Prévoyance.

Sur la Prévoyance il y a une différence de traitement entre les non cadres et les cadres dans les garanties décès (ex : un non cadre marié avec deux enfants bénéficie de 3 ans de salaire et le cadre 4,4 ans.

Sur les arrêts de travail pour maladie il y a une franchise de 15 jours continus pour les non cadres et 60 pour les cadres.

La cotisation est de 33,33% pour le salarié et 66,66% pour l’employeur au lieu de 45/55% chez STX.

 

Commentaires CGT : Le contenu est moins cher mais moins complet que chez STX.

Nous demandons que les cadres et non cadres aient le versement des mêmes garanties en cas de décès.

 

Sur la Mutuelle : L’hospitalisation, les consultations de spécialistes et un degré moindre les soins dentaires sont en deçà des prestations d’Harmonie mutuelle, pour le reste c’est égal ou mieux.

La cotisation est de 33,33% pour le salarié et 66,66% pour l’employeur. La surcomplémentaire est de 7% en plus. Ce qui fait 32,70€/mois pour le salarié et 13,40€/mois de surcomplémentaire.

En cas de suspension du contrat de travail autre que médical il y a une suspension des garanties y compris pour la Prévoyance.

 

Commentaires CGT : Il faut trouver un accord en cas de suspension du contrat de travail. Il n’y a pas de régime d’accueil pour les retraités et pas de fonds social (action sociale, action prévention, etc.)

Les verres de lunettes teintées et photochromiques ne sont pas pris en charge. Il faut améliorer le remboursement des dents.

 

Vous pouvez vous exprimer sur tous ces sujets auprès des délégués CGT !


Posté par CGT NAVALE ROHU à 08:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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